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Soeurs de la Charité -
Dominicaines de la présentation de la Sainte Vierge Marie

Communauté religieuse féminine

Les sœurs novices témoignent :
Originaires du Chili, les deux novices partagent leur foi et l’amour de Dieu à Dourdan.
Licarayen : Par tradition, les parents de Licarayen baptisent leurs deux filles lorsqu’elles sont encore des bébés. Licarayen fait donc sa communion et sa confirmation comme tout le monde, sans trop se poser de questions.
Après son bac, elle rejoint des groupes sociaux, alors que son pays, le Chili, est secoué par un moment important de son histoire. Elle commence à ressentir quelques choses de nouveau, dans la recherche de la justice et de la paix.
C’est dans son petit village qu’elle rencontre, pour la première fois, une sœur missionnaire de la Congrégation Dominicaine. Comme si cela est naturel, cette dernière invite Licarayen et sa petite sœur à participer à sa mission. Ainsi, Licarayen découvre l’entraide sociale qui va l’éveiller à la vie spirituelle.
Tout en continuant ses études, elle s’engage dans la vie de la paroisse, accompagnée par une sœur. Le choix se fait naturellement : son engagement est née de ce besoin d’une vie spirituelle qui, d’abord une idée, se concrétise en foi, au fil du temps. L’expérience de la vie spirituelle lui fait découvrir que la vie est un cadeau de dieu.

Cécilia  : Issue d’une famille catholique, Cécilia assiste à 12 ans à la canonisation d’une Sainte carmélite et souhaite devenir religieuse.
Cependant, la peur d’être enfermée dans un couvent, comme les sœurs du Carmel, la freine pour un instant.
L’expérience personnelle vécue lors de sa confirmation conforte pourtant son désir. Elle s’engage dans la vie de la paroisse et lorsqu’elle évoque son souhait de devenir religieuse, à 20 ans, l’accompagnement ne suit pas.
Comme les jeunes de son âge, elle se lance dans la vie active, mais le travail ne la satisfait pas : elle ne trouve sa place qu’auprès de l’église et de sa communauté. L’appel du Seigneur se fait pressante de jour en jour, si bien que le travail auprès des jeunes ne suffisent plus à combler son manque de donner. Entre temps, un nouveau prêtre arrive dans sa ville, accompagnée d’une sœur Dominicaine.
Cécilia découvre sa foi en participant aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid. Les paroles de Benoît XVI résonne encore en elle : "La foi est grande et ne peut être gardée pour soi."
Ici, elle trouve enfin la vrai joie, la paix, le partage dans sa foi exposée au grand jour.

Propos recueillis par May Sidoti

Contact
Communauté des Sœurs Dominicaines de la Présentation,
16 rue d’Etampes, Dourdan.
Tél. 01 64 59 37 09

Les Fondateurs

Une manière de vivre l’Évangile...
à la suite de Dominique...

- Dominique naît en 1170 à Caleruega, en Castille. Il part étudier à Palencia. C’est un étudiant qui veut comprendre et son temps et les Ecritures. On raconte qu’alors qu’une famine ravageait le pays, il décide de vendre ce qu’il a, c’est-à-dire sa Bible, annotée de sa main, "car je ne veux pas étudier sur des peaux mortes, tandis que des hommes meurent de faim".

- Il entre au Chapitre d’Osma, la communauté des chanoines réguliers qui vivent selon la règle de Saint Augustin autour de leur évêque. Dominique y puise l’attachement à la vie régulière et passe de long temps en prière la nuit, suppliant le Christ crucifié et méditant les Écritures.

"Maître Dominique fut un homme doux, patient, pacifique, modeste, plein de maturité dans ses actes et ses paroles, consolateur de tous et surtout de ses frères."(Procès de canonisation - 1234)

- A la demande de Diègue, son évêque, il part pour la Scandinavie pour une affaire diplomatique. Il traverse le Languedoc et y rencontre les Cathares, qui prônent une séparation entre les forces du mal dont le corps est prisonnier, et celles du bien, l’âme. Dominique est touché de leur erreur.
On raconte qu’à Toulouse, il passe la nuit entière à discuter avec un aubergiste cathare, avec passion, et qu’au matin, l’aubergiste décide de revenir à la foi chrétienne.

- Quelques années plus tard, après des voyages qui creusent son désir d’aller jusqu’aux Cumans, ces païens d’Europe de l’Est, il décide de s’établir en Languedoc, vivant la pauvreté volontaire, comme les Cathares, et prêchant, comme l’Église. Des abbés de Citeaux le rejoignent pour un temps, mais en 1207, Dominique reste seul.

- A Fanjeaux, des jeunes femmes se convertissent. Elles seront les premières soeurs de Dominique et pour elles est fondé le monastère de la "Sainte Prédication de Prouilhe". Il devient évident qu’il ne peut y avoir de prédication sans ce recueillement au coeur du silence, ce qui fonde la vie dominicaine en même temps comme vie contemplative et vie apostolique.

- En 1208, le pape Innocent III lève une croisade afin de régler par les armes ce que les clercs n’ont pu faire sans... Enfants, femmes et hommes seront tués.
Dominique est attristé car il sait bien que la force des armes ne peut témoigner de ce Dieu doux et humble de coeur. Alors, il continue de prêcher.

- En 1215, Pierre et Thomas, de Toulouse, font profession entre ses mains. L’Ordre des prêcheurs est né. Ce sera un ordre mendiant, dont le projet est la prédication, ceci jusque dans la prière, et la vie commune.
La vie commune, que Dominique voulut douce autant qu’exigeante est ce lieu de vérité et de miséricorde : elle est prédication.

- A tel point qu’en 1217, alors qu’ils sont encore très peu, Dominique disperse ses frères, vers Paris, Rome, Bologne. Car "le bon grain porte du fruit quand on le dissémine, et pourrit s’il demeure en tas."

- Dominique meurt le 6 août 1221, à Bologne. Il aura institué son Ordre non sous une règle, mais sous l’unique règle de la fraternité, et demandera à être enterré sous les pieds de ses frères.

... et de Marie Poussepin.

- Marie Poussepin naît en 1653 à Dourdan (Essonne) dans une famille d’artisans de bas de soie. En 1680, elle devra prendre la tête de l’entreprise familiale, alors en situation précaire.
Judicieusement, elle se rend compte que l’industrie du bas de laine offre plus de débouchés et entreprend de remplacer l’aiguille par le métier à tisser, à tel point que Dourdan deviendra le deuxième centre du royaume en production de bas de laine.

Elle profite de cette situation pour offrir à de jeunes garçons la possibilité d’un apprentissage sans qu’ils payent de taxe, sous réserve qu’ils fabriquent un certain nombre de bas.

- Nous sommes au "siècle d’or" de Louis XIV et de Colbert. Pour autant, la misère règne.
C’est à cette époque que Vincent de Paul (1580-1660) regroupe avec lui quelques bonnes volontés afin de venir au devant de cette misère-là. C’est ainsi que naissent les "filles de la Charité".

Marie Poussepin est marquée par cette confrérie qui donne un sens au mot "charité".

- En 1690, elle laisse l’entreprise à son frère Claude, et deux ans plus tard, en 1692, elle est reçue dans la Fraternité du Tiers-Ordre de saint Dominique. Elle entretient des liens étroits avec le père François Mespolié, prédicateur renommé, qui la conseillera et l’encouragera dans son intuition.

- En 1696, elle quitte Dourdan pour le village de Sainville, en Beauce, où la pauvreté règne plus gravement qu’à Dourdan. Il n’y a d’école que pour les garçons. Elle écrira plus tard "l’ignorance y était grande, pour ne rien dire de plus."
Sa communauté débutera avec quelques jeunes filles pauvres. Ce qu’elle souhaite, c’est une communauté de la famille de saint Dominique. Elle est la première soeur de charité dominicaine, sans clôture.
- A sa mort, le 24 janvier 1744, elle a 90 ans. Elle laisse vingt communautés, dans six diocèses (Hotel-Dieu, écoles...). Elle sera béatifiée en novembre 1994.

Mgr Michel Pansard
Nuit des églises édition 2019
La Croix